Spaydh

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Anniversaire: 16 Avril 1997
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Spaydh
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Au fond… Je crois que l'espace, le vide, toute cette foutue immensité nocture m'as toujours terrifié au plus haut point, à en crever. Alors, comme tout être rationnel qui se respecte, j'en ai fait mon domaine de recherche. On n’a vraiment peur que de ce que l'on ne connaît pas.
J'ai passé des années à étudier ce vaste schmilblick céleste depuis un labo de Terra, réfugié derrière les lentilles d’un microscope, me cachant derrière des schémas, des analyses, détournant les yeux des flashs incessants des jumpoints qui venaient toujours chier sur la gueule de mes calculs. J’étais chercheur, un des plus jeunes d'ailleurs, chez TwinHelix, une société semi-privée qui convertissait l'argent publique en pelletées d'avancées technologiques. 

A 14 ans, j’étais accepté dans l'Oxford Resettled Technological Advancment Facility pour mes recherches sur la survie en milieu dépressurisé. Si un jour t'exploses tes réserves d'oxygène, t'entendras un pshit dans ta combi, c'est une pastille de superoxyde de potassium qui vient d'exploser et qui retraite le CO² que tu dégueule en oxygène tout frais, allongeant ton espérance de vie de 2 à 3 heures selon ta tendance a faire de l'hyperventilation quand tu stress. Ces deux ou trois heures, c'est moi qui te les ai offertes. Tu pourras le dire à ta mère. Bref, à 19 ans c'était TwinHelix qui venait me chercher dans la pouponnière à cerveau de l'ORTAF pour me proposer un job. Un truc brillant, un labo de rêve et des conditions de travail pépère pour bosser sur tout plein de projets stimulants. Ptain qu'on est naïf à 19 ans.
Quatre ans plus tard, l'UEE, à bout de crédibilité politique, balance son dernier truc, son chant du cygne, un bon gros substitut politico-phallique : SynthWorld. Bienvenue en 2872. Le problème quand tu veux rendre un caillou habitable, c'est que ça demande de recréer artificiellement tout plein de truc qui existe de base sur les planètes que l'on terraforme à la pelle. Blindé de crédits un peu louche, TwinHelix s'empare du marché de recherche et lance une quinzaine d'expédition scientifique dans les systèmes alentours pour trouver des réponses aux questions de la gravité, de l'oxygène et de l'architecture d'un mastodonte auto-suffisant comme le SynthWorld. Mes intérêts avaient plutôt évolué depuis mes premières recherches juvéniles. C'était la gravité, le temps et tous ces trucs un peu badass qui m’intéressait désormais. J'avais probablement encore plus peur de ces facteurs là que des autres.
Manque de bol, mon nom est tombé parmi la liste des « volontaires » désignés par TwinHelix. Marche ou crève, tu peux être loyal à ta mission ou bien aller crever dans un caniveau. Quand on parle de travail de sappe, TH en connaissait un rayon, alors flinguer la réputation d'un de leurs collabs ça ne leur faisait pas peur. A l'époque j'avais une famille, c'était bien vu. Plein de gens pour me soutenir en cas de pépins. Mais à 23 ans, on n’as pas encore l'âge de rencontrer des pépins, surtout ceux qui vous envoie au crochet de votre famille pour toute votre vie. Ça, mes vieux l'avait bien compris. Alors j'ai pris mes clics et mes clacs et j'ai embarqué.
« 2 ans aller-retour, c'est pas la mer à boire gamin ? Ça t'ouvrira l'esprit un peu. Et quand tu reviendras, on sera-là pour toi, et tu auras une médaille à la poitrine. C'est mieux que de passer ta vie à désinfecter des téléphones parce que, jeune, t'auras pas eu les couilles de t'écarter un peu de l'atmosphère hein ? »
La mission s'appelait Artemis Rewinded. 14 vaisseaux remplis d'instruments de mesures pour 14 destinations clés, censés permettre à leur retour de remplir les vides théoriques du projet SynthWorld. Certains partais pour des colonies plus ou moins lointaines, d'autres pour les grandes plaines spatiales, d'autres pour les ceintures d'astéroïdes les plus proche, et nous, AR13, nous on partait pour Ziggy un système quasiment vide doté de deux particularités sympathiques : un relais, et un trou noir. Je te la fais courte, l'AR13 n'est jamais revenu, il portait bien son nom puisqu'il as disparu aussi vite des radars que son illustre ancêtre, paumé dans les limbes de l'infini. On a niqué nos réserves de carburants un peu trop vite, puis une avarie nous as clouée un peu trop violemment sur la surface d'une planète pas vraiment chaleureuse. Il nous a fallu 14 jours pour réparer les systèmes et repartir avec ce qui restait de l’équipage, c'est à dire moi et deux autres chercheurs. Un peu secoués par les événements, on a repris le relais, et c'est là qu'on a vraiment compris la connerie qu'on venait de vivre.
Partir en 2872 à 24 ans pour revenir 14 jours plus tard en 2942, ça tape.
Ça va chercher dans du 76 jours par heure passé là-bas.
Quand j'pense a tout ça, y'a pas mal de truc qui bouillonne au fond d'moi, tu comprends ?
La dernière fois que j'ai vu ce système, je m'en faisais jarter par les mots doux de mes géniteurs. Quand je suis revenu, surprise, un coup de baguette magique avait effacé de la galaxie quiconque aurait pu rendre compte de la connerie qui aurait pu me coûter la vie. Je n'ai pas erré pendant ces trois ans. J'ai cherché sans relâche des traces d'un passé proche, des reliquats de mon époque. Ma vie, mon enfance, ma famille, mon existence de ce côté du miroir s'est terminée le 23 Novembre 2872. Reprendre du service pour la structure même qui vous as privé de tout ce que vous pensiez vous appartenir ? C'est un choix impossible. Le temps est un drôle de scalpel. Au moins aura-il tranché une de mes entraves : les étoiles ne font plus peur.
J'ai pas vraiment envie de m’appesantir plus que ça sur les détails de mes activités depuis trois ans, c'est pas vraiment comme si ça te regardais non plus. Je parle beaucoup, je sais, et j't'ai pas encore raconté ce qui m'amène auprès de toi. T'es un gars occupé, t'as une galaxie à piller, je sais, j'le vois bien à la tronche de la meuf qui tape du pied devant la porte depuis 45 minutes avec son pad plein de graphiques.
A vu d'œil, j'dirais que ça parle d'OTH-42. Selon la nomenclature, ça doit être un site minier, pas n'importe lequel pour disposer d'un nom si court. C'est marrant hein, mais plus un corps céleste nous intéresse plus son nom raccourcis, ça le rend prononçable, ça facilite les affaires… Les étoiles lointaines, elles, peuvent aller se faire foutre. Je n’aurais même pas assez de place sur mon avant-bras pour me faire tatouer le nom de l'une d'entre-elle en police 9. OTH-42. Gros site minier ? gros profits, donc grosse sécurité. Vous prévoyez une attaque frontale ? Votre flotte doit se débrouiller. Ou alors être vraiment intrépide, stupide peut-être, c'est semblable. Un vol de cargaison plutôt ?
Moi, j'ai un ciel à parcourir, une vie à reconstruire, des centaines de questions me tendent les bras et plus rien ne me retient. Cependant, j'ai besoin d'une équipe, de support, j'ai besoin d'équipement, d'informations, d'un réseau, d'argent et de temps. C'est pourquoi je me tourne vers vous. J'ai eu vents de vos actions ces derniers temps. J'ai besoin de point d'arrimages pour remplacer ceux qui me font défaut : de la confiance, du zèle et beaucoup de volonté. Vous semblez être les meilleurs candidats pour ça. Pour ma part, j'ai dans mes bagages quelques tours savoureux et un cerveau de plus parmi vos rangs pourrait-être un investissement judicieux.
De plus, je suis déjà mort, mon dossier restera toujours immaculé. On a toujours besoin d'un moins bandit que soit.
Quant à l'OTH, son acronyme est celui d'un ancien modèle, de robuste vaisseaux, coque et armement remarquable pour des mastodontes miniers. Leur intérêt principal c'est que leur module de stockage sont multi-modal, conçu pour pouvoir se greffer sur d'autre vaisseaux que le vaisseau-mère pour faciliter leur acheminement. En gage de bonne volonté, j’ai deux solutions à te proposer, soit vous choppez les transporteurs entre le site de minage et le relais, soit vous envoyer quelques IV se faire péter dans les trains d'amarrages des modules de stockages, vous les récupérez et vous partez : rapide mais efficace.
A vous de voir, « commandant » ?


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