Dossier : du pognon et des notes Jeux vidéo

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Posté par Fistou le complotiste

Gen4, Joystik, PC Jeux, etc… Cette belle époque où on craquait son argent de poche pour se procurer le dernier numéro de ce magasine qu’on aimait tant. Le CD de démos qui allait avec, les deux dernières pages de trucs et astuces. Nous avons tous à l’esprit les petits commentaires sous les vignettes de screenshots illustrant les tests des jeux attendus. La lecture des articles était minutieuse car l’achat allait être ciblé, on faisait confiance aux journalistes. Les pubs étaient cependant bien présentes à chaque page et c’était les jeux testés et notés qui figuraient aussi dans ces pubs, un truc complètement con en soi mais qui passait mains dans les poches au nez et à la moustache naissante de la naïveté de notre jeunesse. Un article un peu en retard dans la date mais à point nommé dans l’actualité



La pub, les notes, l’achat, consommer

A l’heure où la dématérialisation connait ce qu’on appellera dans quelques années un age d’or, on est en droit de se demander quelle est la raison qui nous a poussé à faire chauffer la CB. La simple envie de passer un bon moment dans un jeu et remettre ce qu’on pourrait faire tout de suite au lendemain s’est transformé en appétit presque boulimique de consommer du jeu, jeu qui ne restera pas dans les mémoires le plus souvent. Un nombre conséquent de merdes sont pondues par les éditeurs tous les quatre matins mais en y réfléchissant, en proportion il n’y en a pas plus qu’il y a 10-15 ans.

Je ne vais pas encore saouler mon monde et enfoncer des portes ouvertes avec « la dématérialisation c’est d’la merde », « avant c’était mieux » et autres coups de gueule classiques mais tellement incontournables quand on est passionné. Je vais plutôt aller dans le sens du courant et faire comme si il fallait vivre avec.

Récapépètons donc, aujourd’hui le mode de consommation des jeux vidéo a changé du tout au tout. Le marché de l’occasion est enterré six pieds sous terre, je crois qu’on peut l’affirmer maintenant, l’échange de softs entre joueurs est devenu une chimère et jouer avec ses potes sans payer ou du moins sans être sûr de ne pas avoir à débourser des dizaine d’euros en plus du prix du jeu de base commence à se transformer en Eldorado. Vivons à notre époque alors et consommons sans nous poser de questions.

On est jeudi soir, ça fait quelques jours que je m’emmerde grave à regarder de la merde à la télé et comme tous les soirs ma rétine encaisse les vagues de publicités complètement niaises allant du tampon pour les gonzesses à la boite de tortellinis en sauce prêt à faire chauffer au micro-onde en passant par le détergeant pour les chiottes utilisé constamment par une gonzesse semi-baisable, mais ce n’est pas le sujet. N’empêche, dès qu’il faut récurer un truc dégueulasse on voit une greluche à la bonnassitude presque abusée et quand il faut réparer un truc on a droit à un connard propre sur lui sans un poil ni 1 gramme de graisse. Chez moi, je fais la cuisine et ma femme bricole, c’est hors sujet mais je m’en branle. Bref, en passant outre le fait que faire chauffer un truc tout prêt au micro-onde soit présenté par une femme alors que la cuisine sérieuse c’est une affaire d’homme, je me fais chier devant la télé. Au bout du 12ème passage de la pub de Black Ops 2, je me dis que je me ferais bien un jeu.
Je vais donc sur mon PC et je me documente. Déjà j’ai envie de me marrer en pensant au nouveau COD car en voyant la pub j’ai pensé que c’était le même jeu depuis Call of Duty premier du nom mais que la ressemblance flagrante a été repérée depuis l’épisode Modern Warfare. Je vais donc de ce pas sur un site bien rigolo : jeuxvidéo.com la référence du jeux vidéo, rien que ça et je me dis « ils vont pas oser ». Bah si : 17/20 !

On ne va pas se voiler la face, ce Black Ops II présente encore quelques faiblesses techniques, mais les équipes de Treyarch ont fait de véritables efforts pour apporter des nouveautés sur le fond. En proposant un solo moins linéaire et moins manichéen que les autres titres du genre, ce nouvel épisode de Call of Duty nous donne vraiment l’impression d’avoir intégré les critiques faites à la série pour se surpasser. Ajoutez à cela un mode Zombies encore plus complet et un multijoueur compétitif toujours aussi fun et nerveux, et vous obtenez l’un des meilleurs opus de la série.

Comment peut-il avoir encore quelques faiblesses techniques ?! C’est le même moteur graphique, le même gameplay, le même jeu au final que le premier Black Ops et les COD qui ont précédé. Heureusement, il y a un mode Zombie encore plus complet…
Bon, on sait que ces jeunes gens ont pas le choix. S’ils veulent continuer à se toucher dans leurs bureaux d’Aurillac, ils doivent servir de réceptacle à cumshot pour Activision. Allons voir la concurrence : Gamekult 7, Gameblog 8, jeuxvidéo.fr 7… Pour ne citer qu’eux. Pourtant sur les forums, les joueurs disent l’inverse en relevant le fait que c’est la même jeu avec une campagne solo de 4h en plus.
Je suppose que les fans qui ont acheté le jeu s’éclatent sur le multi mais si le multi est le même, pourquoi ne jouent-ils pas encore à celui qu’ils ont acheté il y a 1 an ? Bon, question con, c’est que l’éditeur ne laisse pas le choix et ferme l’accès au multi (pour simplifier).

Là, le doute m’envahi et je regarde un peu les autres jeux en test et dans la majorité les jeux ne sont pas mal notés. On lit des tests certes pertinents au niveau de l’analyse de toutes les composantes du jeu comme les graphismes, le game design, le gameplay, etc… mais sans personnalité. Une critique cristalline qui s’écoule sur le fond blanc de la page wordpress du site. On comprend que le journaliste affirme que c’est un bon jeu mais on a envie de lui poser la question : « Mais à part ça, t’as kiffé ou pas ? »
Ajoutez à cela le temps passé sur le jeu avant de rédiger le test qui est assez court en général et on est déjà en droit de se demander si on se fout pas un peu de notre gueule. « Le jeu tu l’as terminé ? », « le multi tu as passé combien de temps dessus ? », etc… Car au final tout jeu est génial la première heure, mais généralement l’engouement du à la surprise et la découverte s’estompe rapidement et on en vient à faire toujours la même chose pour au final perdre l’envie de lancer le .exe. On passe d’une bonne bière pétillante au goût de houblon bien prononcé à une Kro éventée et on se dit « merde, on m’a pas dit qu’au bout d’une heure c’était dégueulasse ! »

Et je parle même pas des consoles où on se fait plaisir à balancer des coups de tatanes à la Wii U après l’avoir plaqué au sol avec élan alors qu’on ose pas dire que la dernière conférence de Sony sur sa PS4 c’était de la grosse daube. On chipote sur des conneries et on avale goulûment la purée de chiasse que nous sert le Grand Sony avec sa manette à la con et son bouton « share » super important pour les débiles légers qui passent leur temps à stream leur session de jeu et balancer leurs haut-faits sur Facebook pensant que ça intéresse quelqu’un. En même temps, La Xbox et la PSx sont les plateformes de la portabilité qui nous fait chier depuis quelques années, normal qu’on soit plus coulant avec les grands éditeurs.

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De la mauvaise foi, des notes pas trop dures quand les éditeurs sont connus, du copinage et des leaders d’opinion complètement niais qui transpirent l’innocence et l’ignorance du monde dans lequel ils vivent comme en témoigne le jeune con à lunettes aux dents qui rayent le parquet dans ce débat vidéo.




Le Doritos Gate, la goute d’eau qui cache la foret sur le feu

L’affaire débute le 24 octobre 2012. Suite à la mise en ligne d’un article sur Eurogamer dans lequel le chroniqueur et comédien Robert Florence dénonce l’attitude et la corruption des journalistes de jeux vidéo. L’auteur tacle à hauteur de gorge le journaliste canadien Geoff Keighley qui pose en photo entre une publicité pour Halo 4, des paquets de Doritos et des bouteilles Montain Dew. Il dénonce également le principe de la cérémonie anglaise des Games Media Awards où sont élus les « meilleurs journalistes » jeux vidéo. C’est justement au cours de cet événement qu’a eu lieu un concours pour gagner une PS3. Il fallait pour cela afficher un message promotionnel sur son compte Twitter. Et ils se sont fait plaisir les salopios !

Seulement voilà, mis à part ce Canadien-sandwich au regard bovin, on peut quand même constater que toute cette histoire est mise en avant par un autre journaliste qui dénonce un événement qui n’était pas du tout caché. Tout le monde crie au scandale, outré, prêts à s’insurger contre le système corrompu, à bas la mascarade !
Et c’est la larme à l’œil que les hypocrites et les ignorants se joignent main dans la main pour pleurer ensemble : « Tu savais toi ? Malheur, malheur… »
En voyant tous les soirs du Pujadas et de la Chazal, comment pourrait on encore croire aujourd’hui que le journalisme est une profession totalement libre exercée par des professionnels à l’avis complètement objectif et honnête. Il ne faut pas s’alarmer, on est pas non plus dans une « république » « populaire » « démocratique » d’un pays d’afrique ou d’amérique latine mais il faut savoir que chez nous la censure se fait d’elle même, l’auto censure des journalistes. Chacun dit ce qu’il pense être le plus acceptable pour nos oreilles.

Petite parenthèse refermée en rappelant que notre joli petit secteur de divertissement n’échappe pas à la règle argent + copinage + tu fais ce que je te dis sinon je te coupe les vivres et tu pourras plus bosser.

Article lié au Doritos Gate : Doritos Gate, l'affaire qui secoue le jeu vidéo - arrêt sur image


L’avis du con-sommateur

Et oui les aminches, quand c’est le bordel et que les grands leaders s’avèrent être tout simplement de gros blaireaux, on s’en réfère à la populace qui s’indigne le poing levé en donnant son avis à la suite des tests attribuant notes et commentaires à leur tour. Je ne vais pas m’attarder sur ce phénomène grandissant du fanboy qui donne une note de 19/20 à son jeu préféré en réponse à Deathrabitbol160593 qui lui a donné un 1/20 par ce que le jeu est trop dur.
Dirigeons nous vers les gens « sérieux » : les bloggeurs. Si vous avez pouffé de rire en lisant cette phrase c’est qu’on se comprend, sinon de toute façon je vais donner mon avis, bien que mon avis soit aussi celui d’un con.

Au hasard en tapant « Doritos Gate » sur Google, j’ai choisi le premier qui me venait sous la main : Les numériques

Plouf dans l’eau, raté, ce mec est propre et ne s’éparpille pas dans des élucubrations sans queue ni tête et reste dans le sujet en relatant brièvement les faits.
Je choisi donc d’en prendre un deuxième et je vois une pépite d’or entre les gravats : le nouvel obs
Le titre me fait saliver et je vais lire de ce pas.
Le Point, magazine journalistique de renommée nationale a donc sélectionné un spécimen du fanboy de mauvaise foi qui mal grès un bon départ se ratatine la tronche sur le bitume en prenant la défense de Julien Chièze.

Dans ce contexte, l’arrivée de l’émission débat d' »Arrêt sur Images » a donné lieu à une vindicte assez violente envers Julien Chièze, journaliste chez Gameblog.fr. En tant que professionnel du milieu depuis de longues années, il a tenté de défendre son objectivité. Si sa prestation pendant ce débat peut être contestable pour certains, reconnaissons-lui un mérite : il a tenté d’être honnête. […] Alors peut-être que le haro sur Julien Chièze n’est pas étranger d’une certaine jalousie qui peut découler de la réussite. Un syndrome bien français, en forme d’inhibition, qui empêche quiconque de se réjouir véritablement dès que quelqu’un réussit. […] Au final, de mon point de vue, laissons ces gens travailler et profitons de la sortie des jeux pour faire ce à quoi ils sont destinés : s’amuser et s’évader.

Une vindicte envers le pauvre Juju par ce qu’il a passé 1h40 à couper la parole à tout le monde, à vendre son site au détriment des autres, à se contredire et à balancer des petites attaques de gamin à l’encontre du mec de chez Gamekult. Et la majorité des gens qui ont regardé l’émission lui ont chié sur la gueule à cause de ce comportement mais c’est sûrement par jalousie… puisque c’est typiquement français. Encore un qui ressort ce qu’il a entendu chez Pujadas. Si je fouille sur son blog je trouverai peut être des trucs comme « le métal c’est une musique de nazi » ou « les enfoirés c’est des gens biens » ou encore « le droit de vote est un devoir par ce qu’il y a des gens qui se sont battus pour ça ». Et au final, on doit laisser les gens travailler tranquille par ce qu’au final on est content d’avoir quelque chose à l’arrivée. Allons pique-niquer sur l’herbe en contemplant les jolis coquelicots et respirons l’air frais avec bonheur et satisfaction même s’il est pollué et que ça chlingue.


Auto-médication : se faire son propre avis

Eh oui, on est cerné, en état de siège culturel. Dorénavant il faudra s’échapper en douce la nuit tombée pour aller contempler le monde et se faire notre propre avis sur ce qui nous intéresse. Se faufiler, encapuchonné à travers les ruelles numériques humides et plongées dans l’obscurité et rejoindre son vieux bar de joueurs qui nous ressemblent. Faire péter une canette ou deux, ouvrir un paquet de chips, pas des Doritos c’est d’la merde, trinquer et discuter avec ses potes de jeux pour s’encoquiner d’avantage et pagayer sans relâche à contre courant aux yeux des bons entendeurs. Juste pour être en phase avec soi même, assumer la réalité pour vivre avec et surtout se faire plaisir tout en pensant à prendre un peu de recul et observer une certaine maturation des jeu vidéaste.

Car au final quand un jeu est à chier ou plus intéressant au bout de 2 heures, les gens n’y jouent plus et font circuler l’info à leurs potes. La meilleure appréciation est celle des gens avec qui on joue puisqu’on les connait et qu’on saura faire la part des choses et avoir une idée du jeu en question.


Cet article a été écrit par : Fistounet

1 commentaires
AbounI dit :

Dans le genre "paie ta pizza si tu veux qu'on te fasse un review de ton truc", Vault Dweller (Iron Tower : Age of Decadence, Dungeon Rats, et le projet The New World) :

[quote]For example, when I was trying to get a certain magazine to take a look at our game, I emailed the editor 4-5 times, emailed another person I was in contact with before a few times, and this person told me that the best way to get your game reviewed is not talking to the editor but by ordering pizza for the entire review team (to give them a reason to give a fuck), even gave me a phone number of their favorite pizza place. Sales wise, it was a sound advice.[/quote]
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Du coup, ils ont préférer cette option : un bandeau promotionnel sur la couv d'un zine polonais contre 1000 clé steam pour les lecteur du zine. Donnant donnant finalement, tout le monde y trouve son compte
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explications un peu plus bas:
[quote]Usually they don't inform about it on the cover, at least for Polish magazines. It seems like they've added AoD Steam keys to the magazine O_O. WTF Vault Dweller , have they bought 10k keys from you?
Yes, it's a covermount deal. [/quote]
Cerise sur le gateau, la review qui en est sortie s'est apparemment révélée "positive", et VD a même pas eu besoin d'envoyer un lot de pizzas…
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