SOMA : Pampers edition

C’est humide, il fait chaud, on se sent moite et ça sent le moisi par moments. En cette chaude période d’été, bien des joueurs sont encore en vacances que ce soit au Portugal pour certains de nos BN maçons charcutiers ou revenant d’une semaine dans une villa entièrement peuplée de femmes. D’autres, bien braves, se sont enchaînés les journées de boulots éreintante afin de compenser l’absence des collègues et enfin certains sont tout simplement en arrêt maladie, parce que la SECU c’est cool! Je balance pas hein !
 
 

Avant propos

Au milieu de ce paysage estival, qu’observons nous du paysage vidéo ludique ? Je ne parlerais pas de Star Citizen et de la CitizenCon à venir. Les versions 2.5 et 2.6 continuent principalement de poser les fondations nécessaires à l’apport de contenu ultérieur avec la Persistance et Item 2.0.

A bien y réfléchir, j’aurais pu faire un papier sur No Man Sky : Early Access Edition mais je pense que la presse vidéo-ludique se fait déjà une joie de le tailler en dès. Il n’empêche, j’imagine au moment où je finalise ce papier la tête des lecteurs pensant voir les vidéos de l’IRL. Haha ! Bah laisses tomber mon bonhomme, j’ai pas encore la main sur les précieuses ressources nécessaire au montage. De toute manière, notre bon maître brasseur de Steel se fait déjà une joie d’écrire un petit papier pour faire un bilan de cette IRL de fou furieux.
 
 

Le pitch :

Non, ici je vais plutôt revenir sur un jeu sur lequel personne n’aurait parié un kopeck en création d’article : Soma. Alors non, ce n’est ni une nouvelle boisson énergisante, ni une simulation de gestion de service gériatrique (encore que que pour cette dernière suggestion, nos amis allemand de SCS Software créateur des Eurotruck Simulator aurait eu moyen de se faire un billet). Soma est le dernier jeu de Frictionnal Games, studio pas forcément très connu qui nous a pondu les excellents Amnesia et Penumbra précédemment.

soma

Je vais ici faire preuve de flemme rédactionnelle en recopiant le pitch présent sur Steam car je pense qu’il résume à merveille le background :

steam

En bref, un jeu d’aventure survie à la première personne dans lequel tu ne disposes d’aucune arme. Tu pensais que Alien Isolation c’était Koh Lanta, laisses moi t’insulter et te cracher à la face. Moi, simple joueur naïf, la première fois que j’ai lancé le jeu, j’ai pris mon casque, éteint toute source de lumière et j’ai foncé tête baissé dans l’aventure.
 
 

Dur, dur le lendemain de cuite :

Une fois ceci en place, le bon vieux classique NOUVEAU JEU, petit pitch résumant le background de notre protagoniste qui suite à un accident de voiture se découvre se retrouve dans un cabinet plus ou moins glauque à se faire scanner la tête et le tout avec des troubles neurologiques.

Diantre, que c’est chiant comme background, passez moi du Chicken Run que ça bouge un peu!

Bref notre Claude du dimanche passe sa tête dans le scanner et BOOM flash blanc et nuit totale. Claude se réveille dans une salle obscure, attaché à une chaise. Bon, au début tu te dis “le mec il à tourné de l’oeil et s’est réveillé après la fermeture.” Que neni ! Claude sort de sa chaise et le début de la terreur commence.

Tu fais la bise copain ?

Tu fais la bise copain ?


 
 

Séquence « Je me chie dessus ! »

L’ensemble de l’environnement est métallique des murs au plafond. La moindre action, la moindre chute, le moindre geste sur une surface s’entend à des centaines de mètres à la ronde. Un bruit de pas et c’est une armée qui est en marche, une clé anglaise qui tombe par terre et c’est dans un écho sans fin que se répand ce clinquement aiguë. La respiration de Claude est lourde dans sa combinaison, la vision de ton héro l’est tout autant. Chaque pas effectué en boitant te fais dire que ici, courir, c’est plus un concept qu’une réalité. Tu te raccroches à la moindre surface lumineuse pour tenter de comprendre quels sont les actions que tu peux effectuer. Tu es enfermé dans cette pièce sans aucune instruction perdu avec pour seuls compagnons les grincements métalliques de l’environnement comparables à ceux d’un vieux bateau.

maintenance-0

Chéri ranges ta chambre !!!

En face de moi, une fenêtre fissurée et sur ma droite, comme de par hasard du scénariste, une chaise à attraper. Ni une ni deux, je balance la chaise contre cet élément narratif aussi gros qu’un feu clignotant et boom, celle-ci vole en éclat dans un fracas assourdissant. Je m’accroupis rapidement dans un des quatre coins de la pièce à l’affût du moindre bruit se rapprochant de ma position, mais rien.

Je passe donc par cette ouverture et découvre un long couloir bordé de tuyaux de canalisation sifflant leurs jets de fumée continus. Une porte sur ma gauche avec un levier. En enclenchant, je découvre que c’est une serrure pneumatique qui avait vocation à sceller la porte. La question se pose alors : « de quoi ou de qui cette porte était sensée me séparer ? » Quelque peu craintif comme n’importe qui, tu ouvres la porte et du coin de l’œil (merci la touche A et E pour se pencher des deux côté) tu regardes l’intérieur de la pièce qui ne sont en réalité que des sanitaires (idéal quand tu te chie dessus à ce moment présent). Réflexe de petit globe trotteur-explorateur je fais le tour et remarque qu’au dessus d’un WC un ensemble de tuyaux bio organique, suintait un liquide épais et sombre. Celui-ci semble fusionner avec ce qui semble être, le reste d’un robot.
 
 

A la recherche du background :

Des excroissances bleues luminescentes couvrent la machine mais heureusement celle-ci reste inanimée. Au final rien de bien intéressant. Attendez si, un interphone ! De mon clic gauche le plus brave j’enclenche celui-ci et Claude se met à avoir la vision qui se trouble. Un son étouffé d’engloutissement dans un liquide se fait entendre et notre protagoniste voit le monde en triple et se met à entendre des voix (sympa le bad trip dans un sanitaire). Ce genre d’interphone et d’event rythme tout au long du jeu la narration en expliquant le background des lieux. Suite à cet événement, la lumière revient sur l’ensemble de la base. Bon, réflexe à la con, à ce moment là, la seule réflexion que j’ai eu c’était “Yes, les voisins ont payé la facture d’électricité!

couloir_soma

Bordel qui a éteint la lumière !


 
 

De pokerface a jumpscare :

Passé ce délire sous LSD, je me dois de continuer l’exploration des lieux. Damned, une nouvelle porte avec verrou pneumatique. C’est à la fois étrange et surprenant que ces simples verrous annoncent une couille de plus. Mais si, tu sais, un peu comme dans ces films d’horreur quand après la mort d’un des camarades l’ensemble de l’équipe effectue l’action de survie la plus cohérente : se séparer en 15 groupe. Dans ma situation, c’est la même, une porte condamné alors la seule chose censé que je trouve à faire, bah grand con, c’est bien sur de l’ouvrir.

Donc on résume, j’ai mon cale-bute qui à un taux d’hydrométrie pulvérisant les 90%. Je rentre dans ce qui semble être un dépôt ou sont stockés ces fameux robots. Ceux-ci sont en suspension tenus par un ensemble de chaînes. L’idée d’avoir un de ces compagnons comme garde du corps ne me déplairait pas. A mon grand regret, aucun bouton pour boot les machines. C’est à croire que ces machines tournent sur un linux des années 90. Derrière moi, un ensemble d’étagères comportant diverses pièces de maintenance et ho joie, une scie circulaire ! Peut être ai-je un instinct sadique quelque peu développé mais perso, si je peux me balader avec une telle arme comme compagnon plutôt qu’une clé anglaise, moi je dis : « why not coconut ».

God damned, les développeurs n’ont pas daigné penser l’espace d’un instant qu’un Dash souhaiterait survivre avec de quoi découper en rondelles ses assaillants. Nous ferons donc sans et restons avec la même défense qu’une gerbille face à ses prédateurs à savoir : la fuite. Je continu un peu et arrive dans une salle avec des ordinateurs. Je cherche à m’avancer vers eux afin de consulter le nombre de likes sur mes dernières photos instagramm etUn cri se fait entendre ainsi qu’une explosion. L’ensemble des lumières s’éteignent. Le sol se met à trembler. Réflexe à la con comme précédemment je m’accroupis. Je me retourne et trouve un de ces robots pitbull couvert d’excroissances bleues phosphorescentes. En gros le gars est plus dopé qu’un russe aux JO. Ce qui devait arriver arriva, Johny le robot me fonce dessus en mode gros calin de la mama avec ta tête entre ses deux seins et PAM! GAME OVERS.

Johny, il est pas gentil !!!

Johny, il est pas gentil !!!


 
 

Same Player shoot again :

Mon rythme cardiaque est à 150 bpm (merci les trackers d’activités). Je reste fixe devant mon écran pendant trois bonne minute et hésite à me mettre en PLS. Je ne comprend pas trop ce qu’il vient de se passer mais bordel, c’était bon ! Je fais tourner la cafetière, prend un bon coups de boost et de ma brave souris repars vers l’horreur en cliquant sur RESTART.
 
 

Bon alors il est bien ?

Plus sérieusement, cela fait un moment que je souhaitais poster un papier sur un jeu coup de coeur. Que dire de SOMA objectivement? Des graphismes qui ne feront pas claquer les cartes graphiques du joueurs lambda mais la top qualité n’est pas nécessaire car ici, tout le travail est orienté sur l’absence de lumière. Une absence de HUD qui sert à merveille le jeu. Une mise en scène qui redonne ses lettres de noblesses au survival horror. Une BO muette, ce qui me semble normal vu le style de jeu. Enfin, vous pouvez trouver cette excellent jeu à 28€ sur Steam actuellement donc attendez les soldes d’octobre pour l’avoir pour 15€.

A la lecture de ceci, vous devez vous dire que je n’ai pas trouvé de défauts. En pratique, j’en trouve bien un. Pour connaître la série des Amnesia (que je recommande tout autant), je retrouve ici exactement les mêmes mécaniques de gameplay. Celle-ci fonctionnent à merveille mais je regrette juste l’absence de risque et d’innovation du studio là-dessus.

Ainsi je donne la note de Clara Morgane sur 20 et lui appose donc le macaron DASH APPROVED

approuved

Cet article a été écrit par : dashan

  1. 5 commentaires

    • Quel talent d’écriture :D
      Excellent jeu en tout cas, l’ambiance est génial, l’environnement, les sons…
      Pour info le jeu est un succès économiquement parlant donc on n’a pas fini de se chier dessus avec ces devs

    • D’après ce que tu décris, ça ressemble à Amnesia ouais.

    • kaji dit :

      J’ai trop les jetons pour ce genre de jeu. Amnesia j’ai pas tenu. ^^

    • Ah enfin Dash t’en a mit du temps pour le pondre celui-là ! :D

    • Bravo mec, bel article

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